Tshopo : reçu par Mateus Kanga, l’UDPS/Tshisekedi dépose un mémorandum en soutien à la ministre Marie-Thérèse Sombo

La Fédération rurale de l’UDPS/Tshisekedi de la Tshopo a déposé, vendredi 30 octobre 2026, un mémorandum auprès du président de l’Assemblée provinciale, le Dr Mateus Kanga Londimo, pour exprimer son soutien à la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), Marie-Thérèse Sombo Safi Mukuna. Cette démarche intervient après les recommandations issues de l’enquête parlementaire sur la gestion des fonds de son ministère, qui ont notamment demandé au gouvernement de considérer des sanctions à son encontre.
Conduite par le président fédéral de cette formation politique, Faustin Bangombe Lifeta, la délégation a présenté une déclaration politique dans laquelle elle soutient les conclusions de la commission parlementaire, tout en exprimant des réserves sur leurs conséquences politiques. Selon l’UDPS/Tshopo, la situation risque de fragiliser l’unité de l’Union sacrée de la Nation, la cohésion gouvernementale et la continuité des réformes engagées dans le secteur de l’ESU.
Recevant le mémorandum, Mateus Kanga Londimo a salué cette initiative et exprimé son attachement à la ministre, qu’il présente comme l’une des filles de la province. Ancien étudiant de Marie-Thérèse Sombo, le président de l’Assemblée provinciale a notamment souligné ses qualités professionnelles et sa rigueur.
Il a toutefois précisé que le soutien politique ne devait pas être confondu avec une remise en cause du contrôle parlementaire. Selon lui, les députés nationaux ont le devoir constitutionnel de contrôler l’action du gouvernement et de formuler des recommandations lorsqu’ils constatent des irrégularités.
« On ne peut pas considérer une action de contrôle parlementaire comme un acharnement », a-t-il déclaré, estimant que les personnes mises en cause doivent avoir la possibilité de présenter leurs explications et de démontrer leur innocence.
Le président de l’organe délibérant a néanmoins insisté sur la nécessité d’appliquer les mêmes exigences à tous les membres du gouvernement, sans traitement différencié selon leur province d’origine.
« Nous soutenons le contrôle, mais sans parti pris », a-t-il affirmé, dénonçant ce qu’il considère comme un risque de deux poids, deux mesures dans le traitement des dossiers concernant les responsables publics.
La question de la représentation de la Tshopo au sein du gouvernement national a également été évoquée. Mateus Kanga a exprimé sa crainte qu’un éventuel départ de Marie-Thérèse Sombo puisse priver la province de son quota au sein de l’exécutif central, sans garantie qu’un autre ressortissant de la Tshopo lui succède.
Au-delà de cette question politique, le président de l’Assemblée provinciale a appelé les participants à la vigilance face à la situation sécuritaire du pays. Il les a notamment exhortés à collaborer avec les services de sécurité en signalant tout mouvement suspect, dans un contexte où la RDC fait face à la persistance de la crise dans sa partie orientale.
Il a également attiré leur attention sur la menace Ebola dans la province de la Tshopo, rappelant l’importance des mesures de prévention, notamment le lavage régulier des mains et la vigilance face aux symptômes suspects.
À la clôture de la rencontre, Mateus Kanga a annoncé son intention de transmettre le mémorandum aux autorités nationales ainsi qu’à la ministre concernée. Cette démarche vise à faire parvenir directement à la Première ministre, au chef de l’État et à Marie-Thérèse Sombo le message de soutien exprimé par les responsables de l’UDPS/Tshisekedi dans la Tshopo.
Cette rencontre met ainsi en évidence une position qui cherche à concilier solidarité politique envers une représentante de la province et respect des mécanismes institutionnels de contrôle de l’action gouvernementale.

